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JOURNAL VIRTUEL

 

En revisitant pour le plaisir mes agendas d'école secondaire dernièrement, je prenais conscience de toutes les fois où mes parents motivaient mes absences à des cours. Plus jeune, je souffrais souvent d'amygdalites, d'otites, de bronchites, d'eczéma, d'asthme et d'allergies... Ainsi, j'avais de nombreux rendez-vous chez le médecin ou je demeurais calme à la maison au besoin.

Sportive de nature, je n'aimais pas la compétition, mais j'aimais bien courir (après un ballon) et je rêvais plus que tout d'être sauveteuse à la plage. J'ai poursuivis mes cours de soccer et de natation jusqu'à devoir en venir à l'évidence : je n'avais pas assez de souffle pour courir autant ou nager 6 longueurs et plus. Je pense que de tous mes problèmes, c'est celui de l'asthme (qui vient avec les allergies, comme l'eczéma souvent) qui fut le plus souffrant. Il était là chaque jour de ma vie, chronique et limitatif.

Quand j'ai commencé ma pratique du yoga début vingtaine, mon problème d'asthme a été résolu. Surprise ! J'ai appris à diminuer stress et anxiété et à respirer (chose qu'aucun médecin ne m'avait montré à faire), mais à part l'étonnement, le bien-être et la joie ressentis, je ne me suis posée aucune question. J'ai accueilli la guérison. En chambre chez un oncle et une tante pour un an, j'ai même pu vivre avec leur chat sans souffrir, moyennant quelques rencontres chez l'acupuncteur.

Et j'avais été libre de tout jusqu'à il y a quelques années, disons trois ou quatre. Aujourd'hui, je me vois à nouveau aux prises avec l'asthme (même si léger et qui ne nécessite aucune pompe), les crises d'allergies (allergènes qui ont augmentés), les problèmes de peau et de nombreuses intolérances alimentaires (qui sont toutes nouvelles ou dont j'ignorais simplement l'existence). Les problèmes sont les mêmes, mais mon expérience de ceux-ci n'est pas la même. En fait, elle est vécue plus consciemment, supportée par ma pratique du yoga et son enseignement... C'est ce qui me motive aujourd'hui à écrire ce texte. :)

En gros, je prends conscience que les humains (à commencer par moi-même) ont d'étranges capacités... Alors voilà, au fil de ces trois ou quatre dernières années, non sans souffrir, j'ai pris conscience, plus vivement que jamais, que :
- la souffrance est grandement augmentée par le mental et ses idées/croyances/etc.
- l'ego s'oppose facilement au changement et s'attache facilement au passé ou à ce qui est ou était en apparence mieux ou parfait
- nous avons le pouvoir de contrôler le mental en contrôlant la respiration
- nous avons à l'intérieur de nous un réservoir d'énergie positive illimitée capable de renouveller notre joie, notre espoir, notre bien-être et plus encore
- la tendance de l'ego à s'identifier à la maladie est... intéressante ;)
- prendre soin de soi est un art qui demande amour, présence et humilité
- nous sommes plus qu'un ''grand corps malade'' (si vous avez perdu la confiance en votre corps, demandez-lui pardon)
- les gens qui nous entourent peuvent nous apporter beaucoup de soutient et de réconfort, mais il convient d'apprendre à le faire soi-même et à ne pas dépendre des autres
- le contact avec notre enfant intérieur est source de guérison
- il faut savoir lâcher prise sur le désir de guérir
- reconnaître la peur (de la solitude, de la maladie, du changement, du lendemain, etc.) lorsqu'elle nous tient est un principe de base, c'est diminuer la souffrance
- respirer aide à apprivoiser et à éliminer la peur (et à diminuer l'anxiété)
- se changer les idées, sortir du drame, c'est important

Enfin, vivre avec un problème de santé ou une maladie chronique, ce n'est pas tous les jours facile. C'est même très éprouvant parfois, à la limite ultra déprimant. Nos limites sont sans cesse repoussées, ainsi que notre volonté. Parfois, on se sent désabusé et impuissant. Et des fois, il y a tout simplement de meilleures journées. Elles sont là, comme un cadeau, et il faut savoir les apprécier (comme la santé lorsqu'on l'a).

J'aurais pu m'intéresser davantage au pourquoi de cette réapparition de ces problèmes dans ma vie, comme le veux la Biologie totale, par exemple. Mais j'ai préféré observer tout ce qui se met en branle en l'humain lorsqu'il est ainsi confronté. Aussi, je suis toujours fort étonnée par la puissance des outils trouvés dans le yoga, la méditation et la créativité qui nous amènent à nous connecter en douceur à la fois avec notre sagesse intérieure et la profondeur de la vie (voire de la mort (qui est la vie aussi!) lorsqu'on jase maladie). Et à évoluer ! Oui oui, petit Bouddha deviendra grand !

Bonne journée,

Josée

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