La version de votre navigateur est obsolète. Nous vous recommandons vivement d'actualiser votre navigateur vers la dernière version.

LE BONHEUR

Il y a quelques semaines, on m’a demandé d’offrir un atelier sur le bonheur à des 14-25 ans. J'ai été très touchée.En effet, il semble y avoir une partie de l’énigme cachée dans la pratique du yoga ou de la méditation, mais outre ça et le fait que le Centre Élifant est un petit oasis inspirant le bonheur, j'ai eu une hésitation. Après plusieurs années de pratique du yoga et de la méditation, je sais combien le bonheur, il ne vient pas après trois Surya Namaskar (Saluts au soleil) ou une pause respiration. Le mental est ainsi fait ; bien conditionné, il retombe vite dans ses vieilles bottines. Mais j'ai accepté le contrat parce que je voulais en savoir davantage sur ce sujet moi aussi et partager mes découvertes avec les jeunes.

Selon Frédéric Lenoir, ce philosophie qu'on dit être le spécialiste de la question, il y a deux conditions nécessaires au bonheur, cet état de satisfaction stable et durable basé sur une vérité qu'on trouve pour soi-même (c'est sa définition). De un, il faut rechercher le plaisir (dans la raison/modération, puisque l'abus peut vite se transformer en malheur) et de deux, il faut trouver un sens à notre vie. Rien de moins !

Bien que le plaisir soit éphémère, passager, la science nous confirme qu'il a le pouvoir de sécréter en nous les hormones du bonheur (dopamine, sérotonine). Mais ce qui est encore plus merveilleux, c'est que la MÉMOIRE du plaisir ou de nos petits moments heureux a le même pouvoir ! Le corps ne fait pas la différence entre le passé, le présent et le futur. La science nous confirme aussi qu'il existe des prédispositions au bonheur. Nous n'en sommes pas totalement responsables... 50 % de notre capacité à ressentir du bonheur dépendrait de nos gènes, de notre nature profonde ou personnalité, de nos parents. On peut naître grincheux… ou joyeux ! 10 % serait lié aux conditions externes, à notre éducation ou le pays où nous avons grandi et 40 % serait laissé à notre libre arbitre, aux choix que nous faisons. La conclusion reste tout de même celle-ci : on peut être responsable d'augmenter son taux fixe de bonheur.

C'est un peu ce que le bouddhisme nous apprend. Si nous sommes capables de créer la souffrance, nous sommes capables d'y mettre un terme et ce, dans la pleine conscience. Devenir conscient de nos réactions émotionnelles/mentales et comprendre qu'il nous appartient de ne pas s'identifier ou se laisser dévaster par celles-ci est important.

En yoga, on dit que les causes de la souffrance sont :
Avidya – l’aveuglement ou ne pas voir les choses telles qu’elles sont (être dans l'illusion)
Asmita – l’ego ou l’histoire du JE
Raga – le désir ou l’attachement au plaisir
Dvesha – l’aversion ou le refus d’accepter ce qui est
Abhinivesa – le fait de vouloir vivre plus longtemps ou la peur de laisser aller

De bien belles pistes à explorer dans la sagesse orientale, pour nous qui vivons dans une société matérialiste qui nous vend l'idée d'un bonheur fondé sur les apparences et accessible par l'argent.

Je vous invite à approfondir votre quête, sans oublier que la quête du bonheur peut rendre malheureux ! Le présent est peut-être votre plus grand ''présent''. :)

Namaste,
Josée