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L E N  TE  M E   N    T

L’humain m’a toujours fascinée. Du plus loin que je me souvienne (ma plus vieille mémoire de cela remonte à quand j’avais 4 ou 5 ans), j’observe la nature ou les interactions des gens autour de moi avec beaucoup de fascination. En fait, enfant, nous avons accès à cet espace merveilleux qu’un de mes enseignants appelait ''not knowing'', ne pas savoir. C’est un espace empli d’une grande curiosité sans jugement, que l’on tend à cultiver une fois adulte dans des pratiques comme le yoga ou le bouddhisme, parce qu’il ouvre le cœur et amène la personne à mettre sur pause toutes ses croyances, ses conceptions, ses préjugés, son mental. En fait, enfant, j’avais aussi ce même regard sur moi-même dans différentes situations, comme si d’une façon, j’étais apte à m’observer en train de jouer et d’interagir, en train de vivre une émotion ou une autre, et j’étais même apte à m’observer en train de m’observer en train de jouer et d’interagir. Sans jamais attendre de réponse, du moins pas consciemment, j’imagine qu’une partie de moi cherchait à comprendre la vie humaine, la vie sur terre. Et il me semble que j'aurais passé des heures à le faire, à contempler, sans savoir, avec toute la curiosité du monde.

Cette partie de moi m’habite encore profondément, et heureusement parce que c’est en quelque sorte la base de mon travail... Inviter les gens à cultiver cet espace de ''not knowing'' est une chose primordiale pour moi. C'est un espace où tout est possible, où nous permettons, par notre ouverture, le changement, la vision, le ressourcement. C'est un espace, aussi, où le temps semble vouloir s'arrêter et où le mot lenteur prend tout son sens. N'est-ce pas souvent ce que nous cherchons, un vrai temps d'arrêt? Dans cet espace ouvert, c'est un peu comme si on contactait l'esprit... le mental et ses multiples références n'interviennent pas et laissent place à la lenteur, mais pas seulement la lenteur d'action, mais la lenteur de tout notre être. Car nous pouvons faire quelque chose lentement en étant très rapide à l'intérieur. Le coeur peut battre 100 milles à l'heure pendant une marche lente parce que nos pensées vont à 100 milles à l'heure et génèrent des émotions et un battement cardiaque en conséquence.

Enfin, tout ça pour dire que le temps passe somme toute assez vite et que je me sens très privilégiée de pouvoir continuer de cultiver la lenteur avec vous... Ça me rappelle qui je suis (et vous l'êtes aussi!). ;)

Au plaisir de vous (re)voir !

Amicalement,

Josée