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JOURNAL VIRTUEL


Lorsque j'ai débuté ma pratique du yoga à l'âge de 21 ans, en grande crise existentielle et en recherche de repères, je me souviens avoir vécu, à plus d'une reprise et ce, en plein cours, si ce n'était pas avant ou après, quelques déchargements d'émotions toutes aussi pures les unes que les autres. J'utilise le mot ''déchargements'' spontanément ici et je suis surprise de prendre conscience qu'il rend très bien justice à ce que je vivais... et que plusieurs personnes vivent lorsqu'ils font du yoga ! Longtemps, je me suis sentie seule à être aussi bousculée par une simple posture, par un cours entier, par un ou une professeur(e) qui était pourtant si gentil(le). Mais qu'est-ce que ces profs ou le yoga me voulaient? Qu'avais-je à comprendre? Que le yoga n'était pas pour moi? J'avais beau être encouragée en ce sens par mon corps inflexible à cette époque, à croire que le yoga n'était pas fait pour moi, mais quelque chose de plus grand m'y ramenait incessamment. Ayant toujours été assez proche de mes émotions, je prenais sur moi et je revenais à mes cours, impatiente même si parfois craintive de la prochaine montagne émotionelle.

J'ai toujours su que j'étais hypersensible, mais à force de réflexions, de pratiques, d'observations, de méditations et maintenant d'enseignement, je me rends compte que nous sommes tous des êtres hypersensibles ! Croyez-le ou non, être humain est éprouvant et ceux qui ne se savent pas - ou ne se sentent pas hypersensibles peuvent peut-être se réjouir d'être au moins sensibles sinon, malheureusement je trouve, simplement éloignés de leur sensibilité.

J'ai eu envie d'écrire à ce sujet ce mois-ci parce que j'ai eu une belle discussion avec une nouvelle arrivée dans le monde du yoga. Elle qui avait si hâte, elle se voit tout à coup bien émotive avant, pendant ou après ses cours et se demande si c'est normal. Notre conclusion m'a donné
envie d'en parler, entre autres parce que je reprenais conscience de la place des émotions dans notre vie... Nous redoutons les émotions et cherchons à en vivre le moins possible (sauf de la joie, ha!). Nous occultons presque les autres et je me souviens à l'instant de cette citation de Carl Gustav Jung : ''Sans émotions, il est impossible de transformer les ténèbres en lumière et l'apathie en mouvement.''. Et si c'était une émotion qui nous avait attirée jusqu'à notre premier cours de yoga? Hum...

Le mot yoga veut dire ''union''. Son premier objectif est d'unir le corps à l'esprit à travers la respiration,
voire d'éveiller notre conscience à la respiration et à la relation corps-esprit. Lorsque nous bougeons le corps, nous ''bougeons'' une tonne de choses qui ont été vécues, qui ont ''traversées'' le corps et n'ont pas été mises en lumière, vues par la conscience, vécues par les émotions, etc. Nous sommes sensibles, mais il y a tellement de choses qui se passent chaque jour, chaque heure, chaque minute, que nous n'avons pas le temps de digérer le tout promptement. Et c'est OK ainsi, mais en bout de ligne, ce que je souhaite dire au monde entier, c'est que les émotions sont quelque chose de beau et de normal... même chez les hommes ! ;) Elles sont à accueillir avec  t o u t  l ' a m o u r  d u  m o n d e. Que diriez-vous à un enfant qui pleure, qui vit de la colère? C'est ainsi qu'il faut s'accueillir dans nos émotions, car en apparence irrationnelles, elles ont leurs raisons. En tant qu'adultes, c'est le pouvoir que nous avons, celui de les accueillir avec sagesse même si elles nous désarment parfois. Elles se transformeront... vous guideront peut-être, même, et vous libèreront. Et je conclus en affirmant que le yoga et la méditation offrent de merveilleux outils pour les apprivoiser, en toute simplicité... Oui oui !

À bientôt,

Josée

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