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Nos conseils CORONANXIÉTÉ

0. Se rappeler que la chose la plus puissante que nous pouvons contrôler ici-maintenant est l'histoire qu'on se raconte dans notre tête, notre pensée.
1. La rationalisation est un mécanisme de défense... La seule chose à rationaliser en ce moment est qu'il y a un virus qui court et que nous devons être prudent et respecter ce qui nous est demandé par le gouvernement, pas nécessaire d'aller plus loin.
2. L'action bienveillante (même envers vous-même) est elle aussi contagieuse et nous libère de la peur qui fige... Faites-en une par jour, parce qu'elle vous fera du bien corps(lire immunité)-coeur-esprit et touchera plus d'une personne par l'énergie qu'elle créera (soyez créatif, amusez-vous, c'est plus facile que vous ne le pensez!).
3. La gratitude est importante, même si pour le moment, c'est difficile de voir le positif... Reconnaissez la beauté et vos héros, dites WOW, honorez les gens derrière les œuvres d'art que vous regarder, les films que vous écoutez, ayez de la compassion pour les gens qui travaillent au public parce qu'ils n'ont pas le choix, ceux qui font des pieds et des mains pour aider la planète, chaque ville et village chaque jour, etc.
4. Respirez consciemment et trouvez ça cool de sentir l'air entrer et sortir de vos narines, savourez CHACUNE des respirations, le mouvement qu'elle crée dans votre corps, en particulier dans la cage thoracique et le ventre, et amusez-vous à compter les secondes pour tenter de l'égaliser... et pourquoi ne pas ensuite faire un carré avec votre respiration, c'est-à-dire inspirer pour 4 sec. retenir l'air pour 4 sec. expirer pour 4 sec. et retenir à vide pour 4 sec. On peut aussi en tout temps expirer plus longtemps qu'on inspire pour se calmer rapidement.
Ok? C'est tout simple... choisissons de fleurir!


 

ÇA VA BIEN ALLER

Depuis l'arrivée de la pandémie qui affecte (ou infecte) notre monde présentement, nous pouvons lire plusieurs textes ou réflexions sur la nécessité ou l'obligation que l'on aura, en tant que peuple ou espèce, de se remettre en question et de trouver de nouvelles façons de vivre. L'urgence a sonné et... serait-elle celle de la mort ?

Du moins, c'est dans ce sens que va la réflexion de la professeure de yoga que je suis. La semaine dernière sur facebook, je republiais mon texte sur le bonheur. Je sentais l'urgence, un matin, que l'on s'éveille enfin à ceci, à savoir aux causes de la souffrance selon Patanjali, dont les points trois et quatre se trouvent à être les causes principales dans la philosophie bouddhiste :

Avidya – l’aveuglement ou ne pas voir les choses telles qu’elles sont (être dans l'illusion)
Asmita – l’ego ou l’histoire du JE
Raga – le désir ou l’attachement au plaisir
Dvesha – l’aversion ou le refus d’accepter ce qui est
Abhinivesa – le fait de vouloir vivre plus longtemps ou la peur de laisser aller

Je pensais donc à la mort et à la posture du cadavre (Savasana) en yoga, que nous pratiquons parfois bien inconsciemment, mais somme toute à chaque cours. Comme la vie est ainsi faite, j'ai été attirée par un livre la même journée et en l'ouvrant un peu au hasard, je suis tombée sur ceci qui m'apparaît être une trop belle synchronicité pour que je passe outre... Même si le passage est long, le voici, celui du livre « La voie de la paix intérieure » de B. K. S. Iyengar, un maître.

« Savasana, [ la posture du cadavre ], a à voir avec le fait de se dépouiller, à l'image du serpent qui mue pour apparaître, tout brillant et resplendissant de ses couleurs rehaussées. Nous avons un grand nombre de peaux, d'enveloppes, de pensées, de préjugés, d'idées, de souvenirs et de projets pour le futur. Savasana est un dépouillement de toutes ces peaux, afin de voir à quel point le magnifique serpent couleur arc-en-ciel qui habite à l'intérieur est luisant et somptueux, serein et éveillé. [ Dans cette posture ], nous sommes même étendus sur le sol avec, comme le serpent, le maximum de notre surface corporelle en contact avec la terre.

Savasana a à voir avec la détente, mais qu'est-ce qui empêche de se détendre ? La tension. La tension découle du fait que l'on se cramponne fortement à la vie - et qu'en retour on est retenu par la myriade de fils invisibles qui nous lient au monde connu, au " je " connu et à son contexte environnemental qui nous donne notre sentiment d'identité. Tandis qu'ils sont étendus sur le sol à la fin d'un cours difficile, mes étudiants ont toujours conscience d'être des maris ou des épouses, qui ont peut-être encore des courses à faire avant de rentrer chez eux, avec des parents qui les attendent ou des enfants qu'il faudra aider dans leurs devoirs. Mes étudiants sont fatigués parce qu'ils sont conscients d'être des hommes d'affaires ou des femmes qui ont eu une journée éprouvante au bureau. Peut-être la journée s'est-elle bien passée - et peut-être pas. Mes étudiants sont tous des fils, des filles, des maris, des femmes, des travailleurs, des parents... Des milliers de liens d'identité les attachent au sol pendant qu'ils gisent en Savasana, tel Gulliver emprisonné par les fils des Lilliputiens.

Savasana utilise des techniques de relaxation pour trancher les fils. Le résultat n'est pas la liberté, comme dans la méditation, mais la perte d'identité. Je ne dis pas la perte de la fausse identité, car dans le monde où nous fonctionnons, ces identités sont réelles. Cependant, si l'on voit les choses avec un ultime recul, elles sont irréelles. Même le fait d'être un homme ou une femme est une identité dont on peut se défaire.

Se détendre, c'est couper la tension. Couper la tension, c'est couper les fils qui nous lient à notre identité. Perdre l'identité, c'est découvrir qui nous ne sommes pas. N'ai-je pas dit que l'intelligence est le scalpel qui retranche ce qui n'est pas réel pour ne laisser que la vérité ? »

L'intelligence de ce virus est la vie dans toute sa splendeur. Pour moi comme pour plusieurs, l'arc-en-ciel est l'arc-en-ciel de la vérité... Ça va bien aller et ça ira sûrement mieux encore si nous voulons bien faire ce travail de retour vers plus de profondeur !

Bonne réflexion en ce temps particulier et soyez doux envers vous-même.

Namaste,
Josée

 


 

---> VIPARITA KARANI AU TEMPS DU CORONAVIRUS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saviez-vous que mettre vos jambes au mur comme sur cette photo est une excellente façon de stimuler votre système immunitaire? Cette posture thérapeutique agit comme un drainage lymphatique, permettant à la lymphe de bouger un peu. La lymphe est en grande partie responsable de notre système immunitaire! Elle circule en parallèle du sang de façon très lente, à l'image de la lave...
Si vous avez un traversin ou une couverture bien pliée, vous pouvez y surélever votre bassin pour permettre aux fluides de circuler plus facilement vers le coeur.
En cas de FATIGUE, petite ou grande, cette posture est fortement recommandée. Vous pouvez y rester plusieurs minutes (entre 3 et 30 minutes selon votre confort) et prendre soin de relaxer, de sentir le poids de votre corps qui se dépose encore et encore au sol...
Si vous manquez un peu de flexibilité pour mettre vos jambes au mur, couché par terre, vous pouvez simplement mettre vos mollets sur une chaise en surélevant le bassin de la même façon, si vous le souhaitez.
Bonne détente!