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DE LA PEUR À LA JOIE EN 2021


Ça faisait quelques jours, semaines peut-être, que je repensais à cette table ronde de penseurs, écrivains, spécialistes divers que j'avais eu la chance d'écouter il y a quelques années. Je me souvenais de l'image et du ressenti que j'avais eu en les écoutant discuter avec respect, à tour de rôle, un peu comme dans un cercle de femmes. Mais qui étaient ces personnes, de quoi parlaient-elles? Niet. Je ne me souvenais pas.

Le 1er janvier, jour de l'an, mais surtout, jour de mon anniversaire, je me fais un bon café et m'installe sur mon divan moelleux en attendant que mon ordinateur fasse sa mise à jour. J'ouvre la télé à l'option Youtube et contre toutes attentes, je vois ces personnes autour de la table ; cette vidéo m'était proposée, comme par ma magie ! Par Dieu, les anges ou... Big Brother, peu importe ! J'ai pris un papier et un crayon pour ré-écouter ce documentaire (un documentaire nommé De la peur à la joie) avec la ferme intention de vous en faire un bilan (j'aime me donner des devoirs comme ça, stimuler ma mémoire, mon apprentissage, ma réflexion, ma créativité) !

Qu'est-ce que la peur, d'abord, et qu'est-ce que la joie? Ce sont des émotions vouées à faire bouger les choses (in motion). Elles sont nécessaires et surtout, ni bien ni mal. Le problème, c'est que notre peur serait passée de primitive à existentielle, une version ultra corrosive. Le coupable? Notre cerveau, qui sait trop de choses. Sur tout et sur tout le monde. Sur toute la planète.

La joie est « une émotion agréable ou un sentiment de satisfaction ou de plaisir de durée limitée, qu'éprouve un individu au moment où une de ses aspirations, ou un de ses désirs vient à être satisfait d'une manière réelle ou imaginaire » selon Wikipédia. Mais au sens bouddhiste du terme, la joie est sacrée et exempte de souffrance. Elle est ressentie en tout temps et envers les êtres et les choses, comme un état de béatitude.

Comment donc parvenir à
cette joie durable exempte de souffrance, ce qui veut dire indépendamment des conditions externes, dans un monde aussi matérialiste que le nôtre? La réponse : en faisant le « travail », c'est-à-dire en respectant les étapes métamorphiques de base que nous enseigne la Nature. Le papillon et la fleur ne sont pas papillon ou fleur en claquant des doigts. De la même manière, l'accès au bonheur ou l'expansion de l'Être, voire l'extase, la version illuminée du Soi ne vient pas en claquant des doigts. Pour éliminer la peur et accéder à la joie durable, il faut faire ce que les sages appellent le « travail » et sortir de l'idée que le bonheur s'achète ou que le vide se remplit avec du matériel, des substances chimiques ou toxiques. Retourner aux Sources et se dépouiller du savoir pour accéder à la connaissance. Co-naître... de la bonne façon, à notre époque. Passer les étapes de la chenille, à la nymphe, au papillon... de la semence, à la tige, à la fleur... de l'ombre à la lumière.

Qu'y a-t-il entre l'ombre et la lumière? Le « travail ». Ce travail sur soi est précisément l'objectif du yoga. De morcelés par le passé, l'inconscience, les vies antérieures, etc., nous nous réunifions à l'âme. Nous rééduquons ce qui a peur, les mémoires. Nous remontons à la Source pour trouver la joie et ça ne se fait pas en claquant des doigts ! Mais il semble que le contemporain ne veut pas entendre ça... que nous ayons oublié que grandir est une OEUVRE de joie et de conscience, une oeuvre d'ART, et que ça peut être amusant ! Le croyez-vous?

Hum... Imaginez d'abord un monde où notre seul objectif serait de vivre ce voyage intérieur ensemble et en conscience. Au lieu de viser la réussite sociale, nous viserions le cheminement intérieur, le point d'arrivée à l'âme. Bien sûr qu'il se fait en sourdine malgré tout, ce cheminement, que toutes, mais toutes nos expériences nous élèvent un peu. Mais imaginez un monde où nous n'avons plus à nous cacher pour vivre une dépression, une crise existentielle, un mal-être. Un monde où il serait valorisé de prendre soin de soi dans la pleine conscience et surtout, avec le support de coeur de toute la communauté, même du gouvernement. Un monde où les dépendances feignant le bonheur (au matériel, à la nourriture, aux drogues, au sexe, aux écrans, etc.) n'existeraient plus et où les problèmes de santé mentale seraient pris en charge par des chamans des temps modernes !

Je vous souhaite une année 21 (2 + 1 = 3, comme trois étapes métamorphiques) sous le signe de l'intériorité. Profitez de ce cadeau (ce présent) qu'est la pandémie pour faire le « travail », dé-couvrir votre Soi. On en a besoin ! Et si VOUS avez besoin d'aide, contactez-moi. Comme l'éléphant Ganesh, j'ai beaucoup d'outils et une bonne partie du voyage de fait, donc il me fera plaisir d'être votre guide touristique. ;-)

Namaste (le divin en moi reconnaît le divin en vous), avec amour,